L’interview « Paye ta Ville » avec Tracy de Sá

Tracy de Sa

Comme sa propre vie, tracée de l’Inde au Portugal, de l’Espagne à la France, les sons de Tracy de Sá mêlent des influences du monde entier. Alors qu’elle est en tournée depuis janvier 2018, c’est au Printemps de Bourges que nous avons croisé la grande voyageuse.

Où habites-tu ? A Lyon… Mais je suis née à Goa en Inde, j’ai vécu un an à Lisbonne vers l’âge de trois ans et j’ai grandi à Malaga en Espagne. Je suis arrivée en France en 2011, d’abord à Montpellier puis à Lyon en 2014.

Premier souvenir marquant dans ces villes ? En Inde, les paysages, les couleurs et les odeurs. En Espagne, je me souviens surtout de l’aspect méditerranéen : la mer et son petit vent. La France me renvoie à ma vie d’étudiante, les soirées entre potes etc.

Est ce que tu trouves que ta ville (Lyon) a changé ? Oui, je pense que c’est une ville qui est en évolution permanente, il y a plein de travaux de partout pour améliorer la ville (les lumières, les transports). Ces changements nous font redécouvrir la ville, je trouve.

Où vas-tu pour te poser ? A Lyon, je vais sur les quais. On y fait des apéros entre potes à partir du printemps. Il y a aussi le parc de la Tête d’Or qui est super parce que tu peux y faire du sport, un pique-nique ou simplement t’y promener.

Une expression de ta ville que tu aimes bien ? Les lyonnais utilisent beaucoup l’expression « cher » pour dire beaucoup… Genre « je suis cher en retard » pour dire « je suis trop en retard ».

Ta ville rêvée ? Dubaï m’a toujours fait rêvé, parce qu’il y a un contraste entre le côté nature avec la mer par exemple et le côté culture : la frénésie de cette ville qui compte parmi les plus grands buildings du monde. Ça m’attire !

Des sons qui t’inspirent en ville ? Depuis que je me mise à fond dans la musique, je me rends compte que je remarque tous les sons. N’importe quel son : que ce soit du bruit de la radio du conducteur de bus, au son des sacs plastiques que manipulent certaines grands mères…  et des fois j’ai du mal à m’endormir tellement ça me hante. Quand je me retrouve dans un espace silencieux, je suis angoissée parce qu’il n’y a plus de vie.

Une ville cauchemar ? J’imagine une ville très sale ou une ville où tous les gens se ressemblent.

Qu’est ce qui t’apaises en ville ? De voir du monde.

Ce qui t’énerves en ville ? Les déchets.

Une musique qui te fait penser à ta ville ? Le bruit que fait le tram en arrivant à une station.

Un film ? Lion de Garth Davis parce qu’il me rappelle les paysages de Goa en Inde.

Dans quelle ville aimerais-tu jouer un concert ? Le rêve, c’est New York !!

Si tu devais remplacer un monument de ta ville, ce serait quel monument et par quoi?

La Basilique de Fourvière – pour son emplacement – et j’y mettrais un centre culturel destiné principalement aux jeunes mais restant ouvert à tous.


Propos recueillis par Betty Algret

Photo de couverture : Kevin Lam Seck

Interview réalisée au Printemps de Bourges 2018

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *